Archives des Marchés financiers | eukratos https://eukratos.com/category/marches-financiers/ Wed, 18 Mar 2026 12:20:25 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://eukratos.com/wp-content/uploads/2024/04/favicon-16x16-1.png Archives des Marchés financiers | eukratos https://eukratos.com/category/marches-financiers/ 32 32 L’Écho des marchés – février 2025 https://eukratos.com/lecho-des-marches-fevrier-2025/ Sat, 15 Feb 2025 18:17:58 +0000 https://eukratos.com/?p=2280 Donation, succession –règlement des droits de mutation à titre gratuit    Partie 1 sur 5 Si les droits de mutation à titre gratuit (droits de donation ou de succession) sont en principe payables immédiatement au dépôt de la déclaration de succession intervenant au plus tard six mois après le décès (CGI art. 641) ou de […]

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Donation, succession –règlement des droits de mutation à titre gratuit 

 

Partie 1 sur 5

Si les droits de mutation à titre gratuit (droits de donation ou de succession) sont en principe payables immédiatement au dépôt de la déclaration de succession intervenant au plus tard six mois après le décès (CGI art. 641) ou de l’acte de donation (CGI. art. 1701), plusieurs régimes (paiements échelonnés et/ou reports de paiement, prise en charge des droits) ont été prévus par le législateur (CGI. art. 1712 et 1717, CGI Ann III art. 396 à 404 GD) pour faciliter la conservation d’un patrimoine.

 

Il est également possible de s’acquitter des droits autrement que par un règlement en numéraire (dation en paiement – CGI art. 1716 bis).

 

L’application de ces régimes de faveur reste toutefois extrêmement limitée.

 

Nous allons détailler ci-après les divers dispositifs et leurs modalités d’application.

 

 

1 – Paiement fractionné

 

Le paiement fractionné des DMTG ne concerne que le paiement des droits de succession, sous réserve du respect de certaines conditions (CGI. ann. III, art. 396, 398 à 403 et 404 A).

 

Le paiement est étalé par défaut sur un an et peut être allongé à trois ans lorsque le patrimoine transmis est essentiellement constitué de biens considérés comme non liquides. 

 

Délai de droit commun (1 an)

Les droits sont acquittés en trois versements égaux sur une durée ne pouvant excéder un an. Le premier a lieu lors du dépôt de la déclaration de succession, qui intervient dans les 6 mois à compter de la date du décès. Le second intervient au plus tard 6 mois après le premier versement et le dernier au bout d’un an.
 

Délai spécial (3 ans)

La période de remboursement peut être portée à 3 ans et le nombre de versement ne peut dépasser 7 lorsque l’actif héréditaire comprend à concurrence de 50% au moins des biens non liquides, limitativement énumérés à l’article 404 A de l’annexe III au CGI :

 

  • brevets d’invention,
  • clientèle,
  • créances non exigibles au décès,
  • droits d’auteur,
  • fonds de commerce y compris le matériel et les marchandises qui en dépendent,
  • immeubles,
  • matériels agricoles, bestiaux et récoltes,
  • offices ministériels,
  • parts sociales dans des sociétés dont le capital n’est pas divisé en actions,
  • valeurs mobilières non cotées en Bourse,
  • objets d’antiquité, d’art ou de collection (depuis le 1er janvier 2015).

 

Conditions financières

Versement d’un intérêt

 

Tout crédit de paiement des droits donne lieu au versement d’intérêts par le contribuable (CGI. ann. III, art. 401). Le taux annuel correspond à deux tiers du taux effectif moyen pratiqué par les établissements de crédit, soit 2.30 % en 2025 (le taux constaté est figé pour toute la durée du dispositif de fractionnement).

Les intérêts sont, pour chaque échéance, calculés sur la totalité des droits dus au jour de cette échéance. Ainsi, dans le cas d’un paiement fractionné, chaque versement autre que le premier, effectué au comptant, sera majoré d’intérêts.

 

Constitution de garanties

Les garanties sont fournies par le débiteur sous forme de sûretés réelles (hypothèque légale portant sur les immeubles de la succession, une hypothèque conventionnelle sur un autre bien immeuble, nantissement d’un contrat d’assurance-vie, de parts ou de compte titre) ou de sûretés personnelles (caution personnelle, caution bancaire).

 

Elles doivent couvrir le principal des droits augmenté des intérêts calculés jusqu’à la dernière échéance.

 

Synthèse – tableau

 

Le tableau ci-dessous récapitule, pour le délai de droit commun et le délai spécial, le nombre de versements assortis, le cas échéant, d’intérêts :

> Toutes les successions peuvent bénéficier du paiement fractionné en trois fois sur un an. Cette durée reste extrêmement courte et nécessite de disposer immédiatement de liquidités correspondant au tiers des droits, mais peut laisser le temps aux bénéficiaires de céder les actifs les plus liquides. Cette facilité n’est octroyée qu’après acceptation par le comptable public de garanties (bien qu’étant prévues par la loi, certaines propositions pourront faire l’objet d’un refus) et donne lieu au versement d’un intérêt dont le taux reste raisonnable comparé à l’intérêt de retard de 0,20 % par mois échu au-delà des 6 mois suivant le décès (soit un taux annuel de 2,4%) en cas de dépôt tardif de la déclaration de succession et à la majoration de 10 % (dépôt douze mois à compter du décès), qui peut passer à 40 % au-delà de vingt mois.

 

> Les successions constituées de plus de 50 % d’actifs non liquides (voir liste exhaustive supra) peuvent bénéficier du paiement fractionné en sept fois sur trois ans, sous réserve d’acceptation par le comptable public des garanties proposées par les héritiers. Comme pour la condition de droit commun, cette disposition dérogatoire nécessite de disposer rapidement d’un minimum de trésorerie mobilisable, moins importante toutefois (1/7e des droits dus par échéance).

 

> Tout retard de paiement d’un versement entraîne la déchéance du terme et l’exigibilité immédiate des droits restants dus.

 

Dans la prochaine Lettre du 15 nous vous donnerons tous les détails sur le paiement différé

 

DeepSeek contre les sept magnifiques

 

Lundi 27 janvier, la bourse américaine connaissait un réveil brutal. NVIDIA, sa plus grande capitalisation boursière, s’effondrait de 17 %, entraînant dans son sillage les poids-lourds du secteur technologique. Près de 1000 milliards de capitalisation boursière disparaissaient en un instant. Que s’était-il passé durant le week-end pour occasionner une telle chute ?

 

DeepSeek R1

Cette panique était due à une obscure start-up chinoise, DeepSeek, qui avait présenté le week-end précédent son dernier modèle d’intelligence artificielle, le modèle R1. Après une semaine de test, la conclusion des technophiles du monde entier était sans appel : le modèle R1 surpassait ses meilleurs concurrents américains et ce, pour un coût de développement largement inférieur (seulement 6 millions de dollars contre plusieurs centaines de millions pour ses concurrents) et un coût d’utilisation 90% moins élevé. C’était donc un véritable cataclysme pour les groupes américains, qui investissaient depuis plusieurs mois des dizaines de milliards de dollars en équipements coûteux pour développer leurs modèles.

 

Alors, réelle Innovation ou guerre psychologique ?

La question se posait alors de savoir si la nouvelle était bien réelle ou s’il s’agissait d’un bluff orchestré par les autorités chinoises pour décourager les investissements massifs de l’Occident, et ainsi combler plus rapidement leur retard. Et bien la vérité semble être au milieu. Car si les coûts de développement ont sans doute été largement sous-estimés (plus proche du milliard de dollars en réalité), l’innovation logicielle est indéniable. Les premières analyses suggèrent en effet que la méthode de raisonnement de DeepSeek est bien plus efficace que celle de ses concurrents, lui permettant ainsi de consommer beaucoup moins d’énergie et ne nécessitant plus les serveurs hauts de gamme proposés par Nvidia. 

 

Conséquences pour les marchés

Après le mouvement de panique initiale, les marchés se sont assez bien repris. Si la correction était justifiée, car le risque était réel, les investisseurs ont finalement apprécié les perspectives de baisse des coûts de l’intelligence artificielle. Car cela pourrait accélérer son adoption mais aussi mieux préserver les marges des entreprises. Le secteur technologique américain a donc rapidement repris des couleurs.

Mais cet épisode soudain nous rappelle une leçon importante : l’innovation peut surgir n’importe où et de manière inattendue. Il faut donc faire attention aux paris sectoriels trop concentrés et toujours rester diversifié. En effet, aucun secteur n’est à l’abri d’une disruption majeure qui remettrait en cause tout son business model du jour au lendemain.

 

 

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L’écho des marchés – novembre 2024 https://eukratos.com/lecho-des-marches-novembre-2024/ Thu, 19 Dec 2024 14:25:29 +0000 https://eukratos.com/?p=2191 Après un mois d’octobre difficile pour les bourses européennes (-5%), et plutôt neutre pour les actions américaines (-0,6%), les marchés se sont rapidement tournés vers l’évènement majeur de cette fin d’année : les élections présidentielles américaines. Si les investisseurs n’avaient pas de préférence notable entre les deux candidats, une certaine inquiétude subsistait quant à une […]

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Après un mois d’octobre difficile pour les bourses européennes (-5%), et plutôt neutre pour les actions américaines (-0,6%), les marchés se sont rapidement tournés vers l’évènement majeur de cette fin d’année : les élections présidentielles américaines. Si les investisseurs n’avaient pas de préférence notable entre les deux candidats, une certaine inquiétude subsistait quant à une contestation possible des résultats et à une transition du pouvoir délicate. C’est pour cette raison que la nette victoire de Donald Trump a été perçue comme un soulagement, occasionnant une envolée des actions (+5%) et une correction de l’or (-5%).

Cette incertitude étant écartée, et la saison des résultats touchant à sa fin, les débats portent désormais vers les mesures qui seront effectivement prises par Donald Trump pour mettre en œuvre ses promesses de campagne, et en particulier la question cruciale des droits de douanes. Car, comme à son habitude, le futur président américain ne lésine pas sur les moyens. Son scénario de départ : une taxe de 10% sur toutes les importations et de 60% sur les biens chinois. Cette “menace” substantielle est prise au sérieux par les investisseurs, car même si elle n’atteint pas la magnitude annoncée, Donald Trump a fait preuve durant son premier mandat de sa ferme volonté de les appliquer.

Cependant, comme l’analyse Christopher Dembik (économiste chez Pictet), « il sera certainement plus facile pour l’Europe de gérer l’approche transactionnelle de Trump que la politique de subventions à tout-va conduite par Biden et qui aurait été poursuivie par Harris. Car celle-ci a abouti à une désindustrialisation à grande vitesse de l’Europe, avec un coût de l’énergie outre-Atlantique quatre fois inférieur à celui de l’Europe et des aides publiques à un tel niveau qu’elles reviennent parfois à subventionner jusqu’à 100 % les emplois relocalisés dans certains secteurs d’activité. »

Ainsi, si la volatilité sur les marchés a nettement baissé à court terme, elle pourrait remonter rapidement durant la phase d’ajustement des entreprises à la nouvelle ère politique et stratégique américaine. Mais avec un impôt sur les sociétés qui pourrait tomber à 15%, et une ferme volonté du nouveau président de défendre son économie, les actions américaines devraient rester un placement sûr. Nous sommes moins optimistes pour les actions européennes mais leur valorisation raisonnable reste un atout indéniable.

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L’Écho des marchés octobre 2023 https://eukratos.com/lecho-des-marches-octobre-2023/ Wed, 02 Oct 2024 12:01:40 +0000 https://eukratos.com/lecho-des-marches-octobre-2023/ Dans le prolongement du mois d’août, la tendance baissière s’est poursuivie en septembre, entrainant une correction de 3 à 5% des marchés actions et d’environ 2 % sur les marchés obligataires. Comme toujours, la banque centrale américaine était au cœur de l’actualité avec sa réunion de politique monétaire du 20 septembre. A cette occasion elle […]

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Dans le prolongement du mois d’août, la tendance baissière s’est poursuivie en septembre, entrainant une correction de 3 à 5% des marchés actions et d’environ 2 % sur les marchés obligataires.

Comme toujours, la banque centrale américaine était au cœur de l’actualité avec sa réunion de politique monétaire du 20 septembre. A cette occasion elle n’a procédé à aucune hausse des taux, mais elle a clairement indiqué son intention de les maintenir à un niveau élevé pendant plus longtemps que prévu. C’était une déception pour Wall Street, mais cela restait assez prévisible. Car l’économie reste forte avec un marché de l’emploi extrêmement dynamique et une consommation vigoureuse. La Federal Reserve peut donc facilement maintenir une politique restrictive.

Mais une autre problématique a fait son retour au cœur de l’actualité : celle de la soutenabilité de la dette des Etats. Depuis des années les marchés sont inondés de dettes souveraines à taux très faibles grâce au rôle d’acheteur en dernier ressort des banques centrales. Les Etats ont largement profité de ces circonstances favorables et leurs taux d’endettement ont explosé. Seulement voilà, aujourd’hui les banques centrales ne sont plus acheteuses, et les Etats n’ont absolument pas réduit leurs besoins de financement.

Nous nous retrouvons donc dans une situation où les investisseurs privés devront absorber seuls les besoins de financement de leurs Etats, car ni les banques centrales ni les acheteurs étrangers ne viendront à la rescousse (la Chine n’achète plus de bons du trésor américain mais au contraire les vend progressivement). Nous risquons donc de voir les taux longs progresser « naturellement », c’est-à-dire sans remontée des taux directeurs. Ce scénario serait assez délicat, car il y aurait un réel risque de décrochage de la consommation, de l’investissement, et des finances publiques.

Evidemment les banques centrales ne « lâcheront » pas leurs Etats respectifs, mais le probable bras de fer entre les institutions (Trésors d’un côté, Banques Centrales de l’autre), pourrait porter préjudice à la santé des économies. Attention donc à l’apparente attractivité des taux longs (autour de 4-5% actuellement), car le marché obligataire est dans une situation fragile. 

Du côté des actions, l’horizon économique est malheureusement trop incertain pour un retour des flux sur les petites et moyennes capitalisations. Attention également aux valeurs traditionnellement défensives (services aux collectivités, valeurs pharmaceutiques, consommation de base) car elles souffrent beaucoup depuis le début de l’année de la remontée des taux. Le secteur technologique continue à offrir un bon refuge, mais une hausse incontrôlée des taux longs pourrait affecter leur valorisation. Nos gérants restent donc toujours prudents à l’amorce du dernier trimestre de l’année.

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L’écho des marchés – février 2024 https://eukratos.com/lecho-des-marches-fevrier-2024/ Wed, 02 Oct 2024 12:01:40 +0000 https://eukratos.com/lecho-des-marches-fevrier-2024/ Les marchés démarrent l’année 2024 sur une note positive. Malgré une relative faiblesse des économies chinoises et allemandes, la locomotive américaine impressionne toujours, avec un marché de l’emploi au meilleur de sa forme, des résultats d’entreprises de bonne facture et une inflation plutôt maîtrisée. Si cette vigueur de l’économie retarde les premières baisses de taux, […]

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Les marchés démarrent l’année 2024 sur une note positive. Malgré une relative faiblesse des économies chinoises et allemandes, la locomotive américaine impressionne toujours, avec un marché de l’emploi au meilleur de sa forme, des résultats d’entreprises de bonne facture et une inflation plutôt maîtrisée. Si cette vigueur de l’économie retarde les premières baisses de taux, les banquiers centraux s’y préparent tout de même et devraient, sans mauvaise surprise du côté de l’inflation, les amorcer au cours de l’été.

Depuis plusieurs semaines, les marchés semblent s’envoler toujours plus haut et défier les limites de la gravité, ce qui nous incite naturellement à une certaine prudence. Mais il faut souligner que les investisseurs restent sélectifs dans leurs choix de valeurs, comme nous avons pu le constater au cours de la saison des résultats. Nous ne sommes donc pas dans une bulle. Simplement, les entreprises leader d’aujourd’hui profitent d’une position concurrentielle tellement avantageuse qu’elles réussissent à maintenir des résultats exceptionnels dans le temps. Ainsi dans les années à venir, il faudra sans doute plus craindre l’intervention des autorités anti monopole, qu’une baisse de leur capacité bénéficiaire.

Dans l’attente de la prochaine salve de résultats trimestriels, les marchés devraient à nouveau porter leur attention sur les questions géopolitiques, les prochaines élections américaines et sur les derniers développements de l’inflation.

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L’Écho des marchés octobre 2022 https://eukratos.com/lecho-des-marches-octobre-2022/ Wed, 02 Oct 2024 12:01:40 +0000 https://eukratos.com/lecho-des-marches-octobre-2022/ Un mois de septembre difficile Enthousiastes un jour, anxieux dès le lendemain, les marchés vivent une rentrée agitée. Leur principale préoccupation, l’inflation, ne montre aucun signe de fléchissement durable. Et le message des banques centrales étant très clair et très ferme, chaque indicateur économique négatif envoie les marchés vers de nouveaux plus bas. Le mois […]

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Un mois de septembre difficile

Enthousiastes un jour, anxieux dès le lendemain, les marchés vivent une rentrée agitée. Leur principale préoccupation, l’inflation, ne montre aucun signe de fléchissement durable. Et le message des banques centrales étant très clair et très ferme, chaque indicateur économique négatif envoie les marchés vers de nouveaux plus bas. Le mois de septembre s’est ainsi terminé sur une baisse moyenne de 7% des indices actions.

A cela s’ajoute les déboires sur le marché obligataire. L’envolée des taux d’intérêt ces derniers mois a mis la sphère financière sous pression. Par exemple en Europe, le taux moyen des emprunts « Investment Grade » est passé de 0% à 3,5%. C’est un choc auquel les grandes institutions financières doivent s’adapter, car il entraine avec lui des problématiques de solvabilité mais aussi des appels de marge massifs sur des produits dérivés. C’est donc un sujet majeur à surveiller.

Sur le front géopolitique, les nouvelles ne sont pas encourageantes. Les récentes attaques de missiles russes sur l’Ukraine et la mobilisation de nouvelles troupes font craindre un dérapage de la situation. Si la Chine a récemment pris ses distances vis-à-vis de la Russie, il n’en est pas de même de l’Arabie Saoudite qui s’est ouvertement opposé aux Etats-Unis via l’Opep, en annonçant une réduction prochaine de sa production de pétrole. La situation énergétique de l’Occident risque en conséquence de se détériorer un peu plus.

Les mauvaises nouvelles sont donc nombreuses, mais nous n’observons pas encore de panique sur les marchés, à l’exception peut-être du marché obligataire. Les cours recommencent à devenir attractifs tant sur la sphère obligataire que sur les marchés des actions, mais nous restons prudents car nous n’avons pas assisté à un vrai dérapage des valorisations qui constituerait un point d’entrée solide pour les investisseurs de long terme.

 

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L’écho des marchés – janvier 2023 https://eukratos.com/lecho-des-marches-janvier-2023/ Wed, 02 Oct 2024 12:01:40 +0000 https://eukratos.com/lecho-des-marches-janvier-2023/ Rétrospective 2022 Alors que début 2022, les investisseurs étaient positionnés pour une année de transition, anticipant une hausse des taux directeurs d’environ 1%, répartie tout au long de l’année, la situation a rapidement changé avec le déclenchement de la guerre en Ukraine et la politique zéro-covid en Chine. Les banquiers centraux ne pouvaient alors plus […]

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Rétrospective 2022

Alors que début 2022, les investisseurs étaient positionnés pour une année de transition, anticipant une hausse des taux directeurs d’environ 1%, répartie tout au long de l’année, la situation a rapidement changé avec le déclenchement de la guerre en Ukraine et la politique zéro-covid en Chine. Les banquiers centraux ne pouvaient alors plus considérer l’inflation comme un phénomène transitoire et se sont vus contraint de réagir vite et fort, initiant le cycle de hausse des taux le plus rapide de l’histoire. 

Les conséquences pour les marchés ont été sévères, tant pour les actions que pour les obligations. 

Les indices actions ont ainsi terminé l’année avec des performances allant de -12,9% en Europe (DJ Stoxx 600), à -19,4% aux Etats-Unis (S&P 500), et même -33,1% pour le NASDAQ, l’indice américain le plus dynamique, Des titres incontournables ont enregistré des baisses sévères : Apple -26%, Microsoft -28%, Google -38%, Amazon -49%, Facebook -64%. 

Sur le marché obligataire, les performances ont été également très négatives comme pour les emprunts d’Etat européens 7-10 ans (-17,8%) ou les obligations d’entreprises européennes (-13,8%). 

Les seuls réels refuges en 2022 étaient les valeurs du secteur de l’énergie et certaines valeurs défensives ou dites « values ».

Dans ce contexte très volatil, notre sélection de gérants libres a plutôt bien résisté. En revanche, nos sélections de gérants d’actions européennes et internationales ont largement souffert de leur biais en faveur des petites capitalisations de croissance. Ce segment de marché, selon nous le plus performant sur le long terme, a subi de plein fouet l’ajustement des valorisations. 

Pour 2023, les perspectives restent incertaines, en particulier en raison des risques géopolitiques mais également en raison de l’incertitude sur les résultats des entreprises. Mais un scénario positif n’est pas à exclure. La forte remontée des taux touche probablement à sa fin, et les températures hivernales très douces ont évité la crise énergétique tant redoutée. Avec la réouverture de l’économie chinoise et la bonne dynamique du marché du travail aux Etats-Unis, le scénario d’un atterrissage en douceur pourrait être celui à privilégier pour cette nouvelle année.

 

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L’écho des marchés – février 2023 https://eukratos.com/lecho-des-marches-fevrier-2023/ Wed, 02 Oct 2024 12:01:40 +0000 https://eukratos.com/lecho-des-marches-fevrier-2023/ Un rebond trop ambitieux ? Fin 2022, à la faveur d’un hiver clément en Europe, de la réouverture de la Chine et de l’excellente santé du marché du travail, le scénario d’un atterrissage en douceur de l’économie gagnait en crédibilité. Les investisseurs, rassurés sur de nombreux points, se réexposaient aux actions, ce qui a conduit […]

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Un rebond trop ambitieux ?

Fin 2022, à la faveur d’un hiver clément en Europe, de la réouverture de la Chine et de l’excellente santé du marché du travail, le scénario d’un atterrissage en douceur de l’économie gagnait en crédibilité. Les investisseurs, rassurés sur de nombreux points, se réexposaient aux actions, ce qui a conduit les indices à afficher des progressions de l’ordre de 6 à 10% depuis le début de l’année.

Si ce rebond nous a surpris par sa vigueur, il peut s’expliquer par deux facteurs intéressants : 

Le premier est un phénomène technique de « short squeeze », c’est-à-dire de rachat massif de positions vendeuses par les hedge funds. Le second, plus fondamental, est l’émergence d’un nouveau scénario : celui d’une économie qui évite tout simplement la récession. Et ce scénario est tout à fait crédible car la vigueur exceptionnelle du marché du travail, la bonne santé des entreprises et le reste de l’épargne post-covid pourraient permettre aux ménages d’absorber efficacement les hausses de prix et de taux d’intérêt.

Attention cependant à ne pas pécher par excès d’optimisme. Car les banquiers centraux restent déterminés à durcir les conditions monétaires tant que l’inflation ne retrouvera pas un niveau acceptable (peut-être autour de 3%). Nous surveillerons donc avec attention les chiffres de l’inflation dans les prochaines semaines pour avoir une idée plus précise de la trajectoire des taux d’intérêt. Si nous ne nous attendons pas à une performance exceptionnelle des marchés dans leur ensemble, nous comptons sur la sélectivité de nos gérants pour générer de la performance.

Evolution sur 5 ans de l’indice “core” des prix à la consommation aux États-Unis:

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L’écho des marchés – mars 2023 https://eukratos.com/lecho-des-marches-mars-2023/ Wed, 02 Oct 2024 12:01:40 +0000 https://eukratos.com/lecho-des-marches-mars-2023/ Chronique d’une faillite bancaire Le 8 mars dernier, alors que tous les regards étaient tournés vers Jerome Powell, le président de la Federal Reserve, la véritable actualité se déroulait en coulisse. La Silicon Valley Bank, 16ème banque américaine et banque incontournable des start-ups, était au bord de la faillite. Actée dès le lendemain, cette faillite […]

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Chronique d’une faillite bancaire

Le 8 mars dernier, alors que tous les regards étaient tournés vers Jerome Powell, le président de la Federal Reserve, la véritable actualité se déroulait en coulisse. La Silicon Valley Bank, 16ème banque américaine et banque incontournable des start-ups, était au bord de la faillite. Actée dès le lendemain, cette faillite a entrainé dans son sillage l’ensemble du secteur bancaire américain et plus globalement les indices boursiers. 

Que s’est-il passé ?

Depuis plusieurs mois, en raison de la remontée rapide des taux d’intérêt, les introductions en bourse et les levées de fonds des start-ups américaines étaient devenues de plus en plus rares et difficiles. La Silicon Valley Bank (SVB), banque de prédilection pour ces jeunes pousses californiennes, voyait donc les dépôts de liquidités de ses clients se raréfier et petit à petit se transformer en retraits nets.

Pour faire face, la SVB devait consolider son bilan. En théorie, il lui suffisait de vendre quelques lignes obligataires. Mais le problème est que celles-ci affichaient des pertes considérables car la banque avait commis l’erreur majeure de ne pas se couvrir contre une remontée de taux. Elle s’est donc vue contrainte de faire appel aux marchés pour se recapitaliser. 

C’est cet appel au marché qui a mis le feu aux poudres. Car la banque avait un point faible : une base de clientèle très concentrée sur un secteur. 

Apprenant ce besoin de recapitalisation, quelques-uns de ses clients importants (des acteurs majeurs du capital investissement), préférant ne prendre aucun risque pour la trésorerie de leurs jeunes pépites, leur ont demandé de retirer immédiatement leurs fonds. Ainsi, dans la seule journée du jeudi 9 mars, c’est près de 42 milliards de dollars qui ont été retirés de la banque californienne. Cette somme, impossible à honorer dans un délai aussi court, a conduit à une crise de liquidité de la banque et à sa faillite immédiate. 

S’il est impossible de savoir aujourd’hui si cet incendie s’éteindra aussi vite qu’il a démarré, il est néanmoins porteur d’une bonne nouvelle pour les marchés : une possible pause dans le cycle de hausse des taux. Car la Federal Reserve mesure aujourd’hui les dangers que comportent une hausse des taux aussi rapide. Dans les semaines à venir, les marchés se concentreront donc probablement un peu moins sur les chiffres de l’inflation, mais surveilleront comme le lait sur le feu, le moindre signe de contagion d’un défaut de la SVB dans le système bancaire.

 

 

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L’écho des marchés – juillet 2023 https://eukratos.com/lecho-des-marches-juillet-2023/ Wed, 02 Oct 2024 12:01:40 +0000 https://eukratos.com/lecho-des-marches-juillet-2023/ Imperturbables, les marchés ont continué à bien se comporter au mois de juin. En l’absence de nouvelle économique majeure et dans l’attente des publications de résultats du second trimestre, la tendance haussière a pu se poursuivre. Le débat autour d’une probable récession aux États-Unis continue, mais cette dernière semble de moins en moins probable à […]

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Imperturbables, les marchés ont continué à bien se comporter au mois de juin. En l’absence de nouvelle économique majeure et dans l’attente des publications de résultats du second trimestre, la tendance haussière a pu se poursuivre.

Le débat autour d’une probable récession aux États-Unis continue, mais cette dernière semble de moins en moins probable à court terme. Grâce à un marché de l’emploi qui affiche toujours une dynamique impressionnante et un secteur immobilier qui se redresse, la confiance des consommateurs reste élevée.

Attention cependant, car les banques centrales n’ont probablement pas terminé leur cycle de hausse des taux. Si les derniers chiffres de l’inflation sont encourageants, l’objectif des 2% est encore loin. C’est donc problématique pour les banquiers centraux car ils redoutent qu’au-delà de 2%, les revendications salariales soient renforcées, et cela pourrait relancer une inflation de second tour. Il est donc probable que politiques monétaires continuent à se durcir dans les mois à venir, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis.

Place désormais aux publications des résultats des entreprises. Elles seront probablement une source de volatilité pour les marchés, mais avec un environnement économique relativement stable depuis quelques mois, elles pourraient au contraire rassurer les investisseurs quant aux capacités bénéficiaires des entreprises et préparer les bases d’un nouveau cycle de hausse des marchés.

 

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L’Écho des marchés septembre 2023 https://eukratos.com/lecho-des-marches-septembre-2023/ Wed, 02 Oct 2024 12:01:40 +0000 https://eukratos.com/lecho-des-marches-septembre-2023/ Le mois dernier, nous partagions avec vous la vision prudente de Yoan Ignatiew, gérant de R Valor, qui observait un ralentissement économique mondial et une moindre attractivité des actions, en particulier face aux placements monétaires. L’évolution des marchés en cette fin d’été semble lui donner raison car les indices actions ont enregistré des baisses d’environ […]

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Le mois dernier, nous partagions avec vous la vision prudente de Yoan Ignatiew, gérant de R Valor, qui observait un ralentissement économique mondial et une moindre attractivité des actions, en particulier face aux placements monétaires. L’évolution des marchés en cette fin d’été semble lui donner raison car les indices actions ont enregistré des baisses d’environ 3% au mois d’août. C’est un mouvement mesuré certes, mais des éléments nouveaux pourraient l’accentuer.

En premier lieu, le pétrole, dont le cours est en hausse de 25% depuis 3 mois. En décidant de poursuivre leurs réductions de production jusqu’à la fin de l’année, la Russie et l’Arabie Saoudite ont surpris les marchés. Cette réduction semble devenir structurelle, et cela représente une réelle problématique pour l’inflation et le pouvoir d’achat des consommateurs. Nous savons que l’Arabie Saoudite a besoin d’un baril au-delà des 100$ pour financer ses investissements en vue de l’ère post-pétrole. Avec un cours aujourd’hui à 90$, il est peu probable que la tendance s’inverse prochainement.

Le deuxième élément se situe en Chine où, début septembre, le gouvernement a interdit à ses fonctionnaires l’utilisation d’iPhone ou de tout autre téléphone étranger. Alors que l’économie chinoise est en proie à une crise profonde de son secteur immobilier et à un ralentissement de son économie, ce réveil des tensions avec les Etats-Unis n’est pas un signal positif pour l’économie chinoise et son retour dans la croissance mondiale.

Mais il y a tout de même une bonne nouvelle car la Federal Reserve s’apprêterait à faire une pause dans son cycle de hausse des taux. Les taux réels étant désormais positifs et les tensions sur le marché du travail étant moins vives, les marchés n’anticipent plus de hausse des taux en octobre et probablement pas en novembre. Le consommateur américain étant assez résilient, le scénario d’un atterrissage en douceur reste encore possible.

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